Le lustre à disparu, les veines sont relevées …
Un ponçage très lent s’avère necessaire sur les ivoires comment sur les dièses ainsi qu’un polissage pour obtenir un résultat vraiment chaleureux 😀
Pour cette édition 2012 des Journées des Métiers d’Art, nous sommes ouverts du vendredi 30 au dimanche 1er avril de 10h a 18h !
Record à battre : 200 personnes en 2011 !
Venez nombreux !
http://www.journeesdesmetiersdart.com/evenement/pianos-balleron
Vendu !
Ce magnifique Pleyel modèle F de 1930 est terminé.
En première écoute et enregistré à l’atelier :
Pleyel 188436 – 1
Pleyel 188436 – 2
Pleyel F de 1930 en palissandre vernis tampon d’origine.
Mécanique entièrement restaurée.
Clavier ivoire.
Parfaite tenue d’accord.
Piano grand quart queue modèle n°2 de 1928 1m77 GAVEAU en ébène de Macassar
Restauration complète avec sommier neuf et vernis tampon gomme laque à l’ancienne. Ecouter le piano : Impromptu de Schubert
Piano 1/4 Pleyel en cours de restauration
Ne crpoyez pas que cela soit facile…les touches en plastique préfabriquées ne sont jamais tout à fait adaptées !
Piano 1/4 ERARD modèle 0 en restauration client
Ponçage manuel au grain très fin
Polissage à la polisseuse
Brillant et lustrage profond
Clavier terminé
Piano 1/4 ERARD modèle O en restauration client
Une véritable catastrophe : ivoires mal recollées, joints noircis, ivoires remplacées qui ne sont pas à la bonne taille…néoprène et colle scotch !
Il faut tout redecoller, remplacer les ivoires inadéquates, rajuster…
Ensuite, il faudra poncer l’ivoire jauni, polir et lustrer.
Piano Czapka en cours de restauration
Ponçage manuel des ivoires au grain très fin. Pour enlever les rayures, rectifier la cuvette (l’ivoire se creuse en son milieu), le jaunissement et préparer le polissage.
Clavier ponçé, l’ivoire est terne.
Polissage à la machine
N’oublions pas les dièses en ébène…
Résultat : c’est doux, c’est chaud, ça brille
whouaaaa…
Piano Czapka en cours de restauration
Le dessous du châssis de clavier est encrassé et rayé.
C’est gênant pour le déplacement de la mécanique.
Plus le châssis est propre et lisse, plus le mouvement de la mécanique sera libre et sans bruit.
Regarnissage des mouches de balancier
Regarnissage des mouches d’enfoncement
Remplacement du feutre de repos des touches
Un châssis entièrement regarni
Piano Czapka en cours de restauration
Les pointes de balancier du clavier sont oxydées et revêtues d’une couche graisseuse de crasse…Impossible de remonter des touches avec des pointes dans cet état.
Petit travail de patience pour Arielle : nettoyer chaque pointe à la main à la laine d’acier très fine…ça fait mal au doigt, ça pique les doigts et ça pique le nez !
Regarnissage des feutres des mortaises de balancier
Regarnissage des feutres des mortaises d’enfoncement
Sur ce piano quart queue BECHSTEIN, le clavier ivoire a été autrefois remplaçé par un revêtement plastique. L’opération n’a pas été bien faite. Il s’est décollé, les touches en bois ont été poncées de travers. Dans ces conditions, le plastique collé à la néoprène sur le bois des touches ne pouvait pas tenir longtemps….
Grattage de la colle ancienne et ponçage à l’équerre de bois des touches, sans oublier les frontons (devant des touches).
Collage des touches en plastique en respectant l’alignement de chaque touche car sur les anciens clavier, rien n’est vraiment standart ni d’équerre…
Clavier terminé :
Julius Bluthner était un grand facteur de piano installé à Leipzig en Allemagne en 1853.
En 1939 juste avant la guerre, la manufacture Bluthner avait produit 124500 pianos !
La marque existe toujours et sa réputation n’est plus à faire.
Celui ci est un modèle de piano droit d’1m40 datant de l’année 1882.
Sa fabrication est assez moderne : cordes croisées avec cadre semi métallique (s’arretant juste sous le sommier des chevilles), mécanique dite à baïonnettes et clavier ivoire de 85 notes.
La mécanique dite à baïonnette a equipé pratiquement tous les pianos droits de 1860 à 1910.
Les baïonnettes sont les tiges qui permettent d’actionner les étouffoirs. Elle sont insérées dans les chevalets. Quant on appui sur la touche, le chevalet se lève et la baïonnette par le mouvement de levier fait décoller l’étouffoirs des cordes de la note. Les étouffoirs sont fixés sur des bascules qui se trouvent au dessus des marteaux. C’est pourquoi quand on soulève le couvercle d’un piano equipé d’une mécanique à baïonnette, on ne voit pas les marteaux mais une grande barre en bois sur laquelle sont fixés les bascules d’étouffoirs.
Le cadre semi-métallique était déjà croisé mais ne recouvrait pas le haut du sommier des chevilles. Cette fabrication des cadres a été arretée pour les derniers vers les années 1910/1915. Quelques fois, des gros boulons traversait le haut du sommier pour renforcer son collage et éviter son décollement par le tirant des cordes. C’est le cas sur celui-ci.
Autrefois, la marque était insérée dans le vernis de la table. On voit ici toutes les médailles obtenues dans les expositions. La dernière étant en 1881 à Melbourne en Australie.
Ce piano est fatigué mais sa sonorité a des beaux restes. La profondeur de ses basses est etonnante. Malheureusement et compte tenu de l’ancienneté de sa facture, le cout des restauration dépasse sa valeur de vente même après restauration.
Avec un bon réglage il peut encore satisfaire un pianiste peu exigeant et continuer sa vie musicale.
Il va rester quelques semaines à l’atelier puis s’il n’a pas trouvé preneur en l’état, il partira pour pièces….
Aléa jacta est !