Jeudi 31 juillet : c’est la Saint Ignace

Ignace comme IGNACE PLEYEL…
S’il n’avait pas existé, quelle aurait été la facture française ?
Que tous ceux qui jouent sur un Pleyel pense à lui aujourd’hui !

Ignace Pleyel sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ignace_Joseph_Pleyel

Ignace Joseph Pleyel (* 18 juin 1757 à Ruppersthal près de Vienne – † 14 novembre 1831 à Paris) est un compositeur, éditeur de musique et fabricant de pianos, d’origine autrichienne, naturalisé français.

Sa première éducation musicale lui est sans doute délivré par son père – lequel l’amène à Vienne à l’âge de 12 ans pour se perfectionner auprès du compositeur Jean-Baptiste Vanhal. C’est le Comte Ladislas Erdody qui lui procure les fonds nécessaires pour étudier auprès de Joseph Haydn à Eisenstadt. On n’a pas de preuves d’un séjour de perfectionnement en Italie.

En 1777, Pleyel est nommé directeur de la musique de cour de son mentor, le conte Erdody, et publie en 1782 un premier quatuor à cordes. Il est nommé en 1784 directeur de la musique de la Cathédrale de Strasbourg, sous les ordres de François-Xavier Richter à qui il succède comme Maître de Chapelle au décès de ce dernier en 1789.

Sa musique rivalise avec celle de son ancien professeur et ami Joseph Haydn lors de l’année qu’il passe à Londres en 1791. Les deux hommes sont comparés à distance, grâce notamment aux célèbres concerts Salomon. Pleyel est cité comme compositeur maçonnique.

Après 1795, il vit à Paris et ouvre son premier commerce de musique et une maison d’édition musicale. Désirant adapter les instruments aux exigences des compositeurs et interprètes, il conçoit en 1802 son premier piano muni d’un échappement simple où les cordes sont frappées par un marteau et non plus pincées (comme pour le clavecin). Il en dépose le brevet en 1807.

Pleyel fonde en 1809 une manufacture de pianos florissante qui porte son nom et dont la marque est encore active de nos jours.

La tombe familiale se trouve au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Son fils Camille Pleyel, né en 1792, devient pianiste grâce à Jan Dussek ; il reprend en 1825 la fabrique de pianos et la dirige jusqu’à sa mort en mai 1855. Camille a été à l’origine de la construction de la Salle Pleyel qui fait partie aujourd’hui encore des hauts lieux de la vie musicale à Paris.

Plus d’info sur Ignace Pleyel sur le site de Pleyel SA :
http://www.pleyel.com/111.htm

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La mécanique viennoise

La mécanique dite « Viennoise » (Prell Mechanik) a été principalement utilisée par les facteurs allemands et autrichien dès 1785. (voir les Stein, Graf, Bosendorfer, Herbar, Czapka, Petrof…)

Son système inversé (le marteau est positionné vers le clavier), l’échappement simple, permettait un toucher très léger, agréable, chantant.
les marteaux étaient souvent recouverts d’une fine peau tendue qui rendait au piano une sonorité douce et chaude.
Elle n’a pas supporté la concurence de la mécanique dite « Anglaise » ,simple puis à double échappement, que tous les facteurs ont adopté dès le début XVIIIIème siècle.
Sa restauration n’est pas facile, mais fort heureusement, Renner produit toujours des pièces de rechange qui permettent de faire revivre agréablement ces magnifiques pianos.

De la différence entre piano anciens et pianos neufs…

Trouvé sur Internet quelques bons mots qui résument totalement la différence entre pianos neufs et anciens.

 » …Un instrument du début du siècle dernier semble conçu pour d’autres oreilles, d’autres doigts, et montre des qualités bien oubliées.
Le clavier est inhabituellement léger; il est donc à la fois plus agréable à toucher et plus délicat, plus sensible, exigeant du pianiste un contrôle du toucher plus fin, sans préjudice de caprices imprévisibles.
Contrairement aux instruments actuels, qui ont à lutter contre la taille des salles de concerts et l’indifférence supposée des auditeurs, et qui, pour gagner la partie, sont devenus plus agressifs, plus brillants, il est tout en tendresse, en puissance. Il est fort sans le faire savoir, élégant, sait s’effacer, dominer. Ce n’est pas un piano viril: c’est un piano masculin… »
Jaques Drillon, critique musical au Nouvel Obstervateur
http://artsetspectacles.nouvelobs.com/p2099/a261625.html

Nous avons la même opinion ….

Regarnissage peaux d’attrapes mécanique viennoise

Piano 1/4 queue CZAPKA & Sohn en cours de restauration

Regarnissage des peaux d’attrapes.
L’attrape du marteau est une peau fixée sur une âme en bois qui permet de bloquer la queue du marteau en position de rejouer.

La peau doit être suffisement rêche pour bien attraper le marteau sans faire trop de bruit ni le bloquer.

Une peau trop lisse ne permettera pas un attrapage régulier.

Chevilles de piano rouillées

Piano droit PLEYEL modèle RB en cours de restauration

A gauche, les anciennes chevilles (diamètre 6.90×60)
Elle sont rouillées en leur mileu.
Cela montre que le piano a subit autrefois un excès d’humidité. 
La rouille gène le calage de la cheville; cela rend l’accord du piano difficile.

A droite, les nouvelles chevilles qui seront implantées dans le sommier lors du rechevillage.
L’alèsage du sommier en bois sera nécessaire pour nettoyer les trous de cheville.

Rechevillage prévu en 7.25×60
(Chevilles Klinke, fabrication allemande)

Decordage piano droit Pleyel RB

Piano droit PLEYEL modèle RB en cours de restauration

Arielle décorde le piano après avoir démonté le meuble.

Cadre en fonte déposé.

Repérage des fentes dans la table d’harmonie.
La table d’harmonie d’un piano est en épicià ou sapin du nord.
Elle mesure 8 à 10 mm d’épaisseur et réagit à toutes les variations de température et surtout d’hygrométrie.
Quand l’air est trop sec, le bois se retracte et se fend dans le sens du fil.

Les lames des anciens rasoirs sont bien pratiques !

Décollement des barres de table d’harmonie

Nous avons du travail en perspective !

Prise de mesure du plan de corde sur piano droit Pleyel 1935

Piano droit PLEYEL modèle RB en cours de restauration

Akiko et Arielle mesurent avec précision les longueurs vibrantes et les diamètres des cordes avant le decordage.
La prise de mesure est essentielle pour réequilibrer les éventuels déséquilibres voire les erreurs des précédentes restaurations…

Le diamètre des cordes d’un piano ainsi que les longueurs vibrantes sont calculées à la construction en fonction de la facture générale de l’instrument et de la sonorité que l’on a voulu lui donner.
Elles influent directement sur le timbre de l’instrument.

Les cordes anciennes étant des Firminis, il faudra equilibrer les diametres des nouvelles cordes pour ne pas surcharger le cadre.
Selon les résultats mesurés, il conviendra de rectifier les éventuels déséquilibres de tension tout en respectant l’inharmonicité.
L’inharmonicité du piano est due à la raideur (du matérieau) des cordes, de la façon dont elle sont mises en vibration (frappe) et des points d’appuis des longueurs vibrantes (agrafes, sillets,pointes).

Pour les férus de math/physique accoustique, lisez l’article complet sur l’inharmonicité dans Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Inharmonicit%C3%A9 ( certains accordeurs le considèrent comme erronné…).

Définitions de « l’inharmonicité » sur Wikipédia :

  • L’harmonicité d’un son indique son absence d’inharmonicité, c’est-à-dire que ses harmoniques sont de fréquences rigoureusement des multiples entiers du son fondamental, comme dans le modèle mathématique d’un phénomène périodique.
  • Le vocabulaire des musiciens diffère du vocabulaire des acousticiens. Lorsqu’un musicien joue en harmoniques, il joue pour l’acousticien sur des partiels de la corde ou du tuyau. Le mot partiels n’appartient pas au vocabulaire des musiciens, qui parlent du timbre de façon plus globale sans en disséquer les composantes.

Autre lien intéressant à consulter sur le sujet :
http://www.ulb.ac.be/polytech/ehl/web/phys329/piano.htm
Bonne lecture…

Piano droit Pleyel modèle RB de 1935

Piano droit Pleyel modèle RB de 1935 en cours de restauration.

Le modèle RB de chez Pleyel apparait dans les années 1930.
Il mesure 1m29 et est equipé d’une mécanique à pilote contrairement au modèle P (1m35) qui possède des prolonges.

Clavier ivoire 88 notes La-Do en ivoire et ébène.
Ebénisterie en acajou frisé. Panneau en éventail.
Restauration complète en cours.
Présentation à la vente prévue pour octobre prochain.

Arrivée d’un piano 3/4 queue GABRIEL GAVEAU

Rare piano 3/4 queue Gabriel Gaveau de 1920.
L’ébénisterie de style est en acajou avec filets de palissandre.
Caisse 6 pieds gablés.

Cordes croisées et cadre fonte pleine.
Mécanique Schwander.
Clavier 88 notes La-Do en ivoire et ébène.

Nous aurons du travail sur ce piano car il a vraiment besoin d’être revu à fond : remplacement du sommier, regarnissage total du bloc mécanique-clavier-étouffoirs, partie harmonique, ébénisterie complète…
Vu l’étonnante sonorité qu’il dévellope dans son état actuel, la restauration devrait donner un résultat surprenant pour cette marque peu (re) connue à sa juste valeur…
Le planning de l’atelier étant complet en 2008, on ne sait pas vraiment quand on pourra le commencer !

Visite d’entretien sur Pleyel 3 bis

Samedi dernier, visite d’entretien d’un piano entièrement restauré par nos soins en 2006 (avec sommier neuf et ébénisterie refaite).
Il s’agit d’un 1/4 queue PLEYEL modèle 3 bis de 1924 en palissandre de Rio.

Il a été acquis en 2007 par une charmante famille passionnée de choses anciennes.
Il trône dans le grand salon d’une gentilhommière de la vallée de l’Eure…
Il sonne à merveille dans cette grande pièce et il se marie avec élégance dans cet intérieur ancien.
Toute la famille en joue  !

Il est bien agréable pour nous de suivre nos pianos après leur restauration.
C’est un peu comme si on retrouvait un ami après quelques temps de séparation….

Restauration piano Bosendorfer terminée

Piano 1/4 queue Bosendorfer de 1915

La restauration complète du piano est à ce jour terminée.
Le son est rond, chaud et profond.

Le propriétaire est venu l’essayer et a retrouvé avec émotion son caractère d’origine « magnifiquement plus ample, plus coloré et plus equilibré ».
Nous avons eu droit à ses chaleureux remerciements.
C’est pour nous la plus belle des récompenses…

Longue nouvelle vie musicale à toi !

Chateau de Chateaudun

Thibault le Tricheur, comte de Blois, fait édifier une forteresse à Chateaudun en l’an 910.
C’est un site défensif important qui occupe une situation stratégique entre la Beauce et le Perche.

Un donjon de 31 mètres imposant est ajouté au XIIème siècle.

Jean le Batard d’Orléans ou « Dunois », compagnon d’arme de Jeanne d’Arc l’aquiert le chateau en 1439.
C’est lui qui fera construire une Sainte Chapelle en 1452 par autorisation du Pape.
Il couronne le donjon d’une charpente destinée à recevoir un toit.

Abandonné au fil des siècles, il est saccagé à la Révolution et transformé en caserne, puis occupé par les Prussiens en 1870.
Ce n’est qu’en 1938 qu’il est acquis par l’Etat et restauré par l’architecte jean trouvelot qui s’attache à lui rendre son apparat d’origine.

Cour d’honneur impressionnante avec ses trois escaliers à vis, chefs d’oeuvre du gothique flamboyant.
Magnifiques grandes salles aux plafonds dits à la francaise avec cheminées renaissance monumentales.


Quelques meubles d’époque ont été rajoutés.
Impressionnantes cuisines voutées très bien conservées.
Au même niveau on trouve les cachots : 4 cellules qui vous font frissonner d’effroi par leur exiguité.

Piano CZAPKA & SOHN

Nouvelle restauration client

Piano de marque CZAPKA & SOHN (Vienne, Autriche)
1/4 queue 1m80 marqueté de noyer.
Mécanique viennoise clavier ivoire 88 notes

Cordes croisées, cadre fonte pleine.

Année de fabrication : 1923

Restauration complète prévue :
Regarnissage complet du bloc mécanique-clavier-étouffoirs.
Restauration partie harmonique.

Sommier d’origine en très bon état.
Ebénisterie vernie au tampon d’origine en état parfait.

Réglage mécanique piano Bosendorfer

Piano 1/4 queue Bosendorfer de 1915 en cours de restauration

Le regarnissage de la mécanique et du clavier est terminé.
Il n’y a plus aucun feutre d’origine !
Le réglage peut commencer.

Sur ce piano Bosendorfer de 1915, la mécanique est à simple échappement : un « doigt d’échappement » articulé et fixé sur la touche pousse le marteau.
Un ressort de rappel qui passe à travers le bâton permet un retour plus facile.

Réglage du niveau de clavier dans le piano.

Réglage de l’échappement.

Réglage de l’alignement des attrapes

Le piano est enfin essayable dans de bonnes conditions de jeu après le prmier réglage.
Sa sonorité est profonde, ronde, chaleureuse et parfaitement romantique !
Nous sommes satisfaite de notre travail.

Dans une semaine, le piano sera de retour chez son propriétaire…

Arrivée d’un nouveau piano PLEYEL à restaurer

Voici un des fameux piano droit PLEYEL modèle « P » de 1929.
Mécanique Schwander Pleyel à prolonges clavier 88 notes.
L’ébénisterie est en acajou croisé et de style Sheraton.
Il nécessite une restauration complète.

Restauration complète prévue pour septembre/octobre 2008.
Prix de vente probable autour des 10.000 euros.
Modèle fleuron des pianos droit Pleyel, très inconditionnels des amateurs de la marque…

Retours de pédales et étouffoirs piano Bosendorfer 1915

Piano 1/4 queue Bosendorfer en cours de restauration

Les retours de pédales sont des leviers qui transmettent l’action des pédales douce et forte.
Ils sont garnis de feutres et de peaux et sont equipés de ressorts.

Sur ce Bosendorfer, les retours sont en bois et collés sur le plateau de clavier (non en dessous comme tous les autres pianos).
Pour le regarnissage complet, il a fallu decoller les bois et les recoller une fois regarnis.

Ensuite remontage de la mécanique d’étouffoirs et mise en place des étouffoirs.

Mise en place et réglage des étouffoirs. Un astucieux petit mirroir installé sur une tige articluée nous permet de voir l’arrière de l’étouffoir pour mieux le positionner sur la corde.
Les étouffoirs doivent être alignés bien parallèles aux cordes, au milieu des trois cordes, à la hauteur souhaitée pour une élévation à mi course de la touche.

Les étouffoirs réglés au départ général doivent se lever tous en même temps comme un seul bloc. (et sans se balader dans tous les sens…)

Après la remise en corde : les tassages

Piano 1/4 queue Bosendorfer de 1915 en cours de restauration

Un fois le rechevillage et la remise en corde effectuée il ne s’agit pas d’accorder le piano et puis basta…
Il y a plusieurs tassages à effectuer qui permettront d’assurer une meilleur tenue d’accord.

Tassage des chevilles : aligner la hauteur des chevilles donc la hauteur des enroulements des cordes par rapport au cadre.
Pour l’esthetique, pour le tirant, pour l’alignement des cordes sur les feutres de cadre.

Tassage des enroulements : serrer les tours des enroulements des cordes sur la cheville.
Pour l’esthetique, le calage de la corde.

Tassage des bouclettes : serrer les noeuds des boucles pour eviter l’elasticité des cordes.
Pour l’esthétique, toujours, car des bouclettes dans tous les sens, c’est pas beau…

Tassage des cordes sur le chevalet : assurer le bon appui des cordes entre les pointes de chevalet.
Pour eviter d’éventuels zinguements aussi.

Tassage des cordes : alignement des cordes au niveau du sillet des aigus.

Une fois les tassage terminés, deux pinçage des cordes s’avèrent nécessaire pour remettre en tension avec d’accorder.

Remise en cordes piano Bosendorfer terminée

Piano 1/4 queue Bosendorfer de 1915 en cours de restauration

 On commence par les cordes aciers des aigus.

Fabrication manuelle des bouclettes…ca fait mal aux doigts surtout dans les gros diamètre !

On arrive enfin au basses, protection de la table et du cadre pour ne rien rayer…

Montage en corde terminé !

Première mise en tension par pinçage des cordes

Prochaine étape : remontage des étouffoirs pour pouvoir accorder.

Remise en corde piano Bosendorfer sous le soleil

1/4 queue Bosendorfer de 1915 en cours de restauration

Aujourd’hui il a fait très chaud, ce n’était pas le jour pour recheviller avec 26° à l’atelier !

Les chevilles neuves sous le soleil….

Les cordes neuves sous le soleil….

La suite demain !