E –
ETOUFFOIR
Les étouffoirs du piano sont des taquets de bois garnis d’un feutre léger, à al forme des cordes, et posés contre les cordes qui permettent d’étouffer le son des notes quand la touche est relâchée.
Au contraire, quand la touche reste enfoncée, l’étouffoir décollé des cordes au moyen d’un axe, le son perdure.
Forme des étouffoirs : en creux pour les cordes basses simples, en coin pour les doubles cordes basses, en double coin pour les triples cordes basses et le passage médium aigu, plat pour les aigus.
Etouffoir de piano droit:
Sur la mécanique des pianos droit, l’étouffoir est vissé sur une tige fixée dans une lame en bois (d’ou l’appellation de mécanique à lames).
Les étouffoirs sont fixés sur le sommier de mécanique juste derrière la rangée des marteaux. La lame est articulée par une fourche munie d’un axe qui lui permet un mouvement d’avant arrière.
Les étouffoirs décollent des cordes grâce aux éperons des chevalets. (quand on appuie sur la touche, le chevalet est poussé vers le haut, l’éperon à l’arrière du chevalet fait basculer l’étouffoir.)
Un ressort de rappel est fixé sur la fourche pousse la lame pour aider la lame à revenir se poser sur les cordes.
Le bas de lame est garni d’un sous feutre et d’une peau pour éviter les frottements et assurer un bon mouvement.
Derrière les lames se situe la barre forte, actionnée par la pédale ”forte” de droite qui permet de soulever l’ensemble des étouffoirs.
Etouffoir de piano à queue:
Sur la mécanique des pianos à queue, le taquet d’étouffoir garni de feutre est posé sur les cordes. Il est articulé par une longue tige fixée dans des bascules indépendantes de la mécanique.
Les tiges passent entre les cordes. Elles coulissent dans une sorte de ratelier (gallerie d’étouffoir) percé de trous garnis de feutre pour assurer un mouvement de haut en bas parfaitement droit.
Les bascules d’étouffoirs sont fixées sur une barre articulée appellée “mécanique d’étouffoir” située au fond du plateau de clavier juste derrière la mécanique.
Les bouts des touches permettent de lever les bascules qui lèvent les étouffoir des cordes quand la touche est enfoncée et les ramenent sur les cordes quand la touche est relâchée.
La barre des bascule est soulevée par les retours de pédale forte. (quand on appuie sur la pédale forte de droite, tous les étouffoirs se lèvent en même temps).
Il y a plus de travail sur le bloc mécanique étouffoir d’un piano à queue que sur les étouffoirs de piano droit : plus de pièces, plus d’axes, plus de réglage, plus de temps…
Fiche technique mise à jour le 25 juillet 2008
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V -
VERNISSAGE TABLE D’HARMONIE
La table d’harmonie* est poncée à la main, avec un grattoir* d’acier souple (tout est dans le coup de main et la résistance : ce geste fait mal aux pouces et nécessite des pauses fréquentes), pour retirer la couche de vernis durci et craquelé par l’âge.
Puis une première couche de vernis* (caractéristique technique) est ensuite passée au pinceau sur la planche d’épicéa, régulièrement. Après 24h de séchage, la 2e couche est appliquée soigneusement afin de réaliser une finition lisse comme un glacis.
Durée du travail : 3h de grattage 3h de pinceau ou 2 h de pistolet + 72h de séchage au moins
Utilité : esthétique et protection du bois
Corriger une idée reçue : le vernis n’a pas d’effet mesurable sur le son de l’instrument, contrairement à ce qu’affirment quelques béotiens.
Contrainte : pour vernir la table, il faut retirer les cordes du piano, et retirer le cadre en fonte* qui pèse 150 à 350kg. L’atelier exige donc des bras…
Danger: Le moment délicat est la repose du cadre en fonte, pour ne pas rayer la table d’harmonie toute revernie, magnifique, en manipulant les centaines de kilos de métal.
Fiche technique mise à jour le 22 mai 2008





